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Nouveau mois, nouveau projet Regards croisés au bord de l’eau à la dune du Pilat cette fois-ci. Je vous invite à découvrir cet article en écoutant “Now we are free” de la B.O. de Gladiator, histoire d’être plongé dans un monde bien particulier.

 

En haut de la dune du Pilat

Je ne vais pas vous mentir, à la base je devais ce mois-ci aller en bord de Seine à Paris pour réaliser mon projet. Mais ce début du mois d’août a été chargé pour moi, je devais finir pleins de choses avant de partir dans le sud-ouest pour divers séances et mariages. Alors j’ai revu mon idée de base. Comme Emilie réalise son reportage ce mois-ci au bord de la mer, et que l’idée de base était d’être au bord de l’eau, j’ai décidé de faire mon projet à la Dune du Pilat, cet endroit magnifique dont je suis fan. J’avais rdv là-bas au petit matin pour une séance photo. Alors j’y suis allée encore plus tôt, vers 7h30, pour profiter du lieu au calme et sans touriste, avec une lumière splendide, pour réaliser mes 10 photos par thème au calme.

 

Un lieu magique

Je ne connais pas tous les recoins de France mais pour moi, la dune est l’un des plus beaux endroits que j’ai visité dans notre beau pays. Je connaissais déjà mais je n’y avais jamais été de bon matin, au soleil levant, et j’ai été encore plus charmée en découvrant cette lumière dorée sur le sable encore frais. Avant de monter les 170 marches pour grimper en haut de la dune, j’ai commencé par observer les quelques arbres qui résistent dans cette étendue de sable et j’ai ainsi réalisé mon image à ouverture F8 de ce tronc solo. En voir tous les détails, le sable bien distinct, enfin une idée qui me plaît avec cette ouverture!

 

Puis dans la continuité de création, j’ai essayé pour une fois de composer un vrai diptyque. Je l’ai vraiment réfléchi, pensé et travaillé. Et je suis vraiment content du résultat, ce qui me donne envie de pousser mes idées et y réfléchir mieux à l’avenir.

 

Une fois arrivée en haut, c’est la brume sur les pins que je peux observer côté terre. Une brume qui ne reste pas longtemps, qui est le signe de la fin du soleil qui se lève. Une occasion de la mettre en valeur en noir & blanc pour en voir tous les détails, ne s’attacher qu’à la matière / aux formes, et puis forcément au paysage en lui-même.

 

Nous ne sommes que 5 ce matin-là en haut de la dune. La météo prévoyait beaucoup de nuages et même de la pluie, donc peu s’y sont aventuré. L’occasion pour moi d’observer, presque seule, les rayons du soleil et de réaliser là un autoportrait à main levée, avec le soleil dans mes cheveux dorés.

 

Au fur et à mesure, quelques personnes s’avancent sur la dune ce qui me permet de les voir d’un peu plus bas et de réaliser ma photo faceless que j’avais bien en tête avant même de commencer à photographier ce matin-là. J’adore cette démesure entre cet endroit imposant et la taille minuscule des gens.

 

L’effet des grains de sable dans la main. Je ne sais pas vous mais moi j’adore. Cette sensation est unique et me fait chaque fois réaliser la chance que j’ai d’être en bord de mer. Le sable fin, qui coule entre les doigts, qui s’insère un peu partout et rentre même avec vous à la maison. Le mouvement qui va avec. Un bonheur simple.

 

Quand j’ai réfléchi à ma photo de mouvement, j’ai pensé à pleins de choses. Mais il me fallait quelqu’un et je n’avais personne en vue. Alors je l’ai faite en autoportrait mais mon appareil n’a jamais fait la mise au point comme je le souhaitais avec le retardateur. Aucune importance, la fan de photos floues que je suis est fan de cette image, de ces couleurs, cet océan à perte de vue, la lune au-dessus de moi encore visible.

 

Les grains de sable. J’y reviens. Je suis toujours fascinée par les formes que prennent les choses naturelles. Vous pourrez regarder 100 fois une plage, à chaque millième de seconde quelque chose aura changé. Le vent aura poussé des grains, quelqu’un aura marché et mis sa marque dans le sable. Le poids d’un “bloc de sable” se sera écroulé sur le reste. Bref, une occasion de tester le freelensing sur ces petits grains de poussière.

 

La photo au format portrait. J’aurai pu en choisir pleins mais j’ai finalement opté pour la simplicité de ce panorama dont je ne me lasse pas. Toujours cette lune qui ne voulait pas céder sa place au soleil dans le ciel bleu, les vagues / marées / bateaux qui créent des mouvements fascinants dans l’eau et des dégradés de couleurs, et bien sûr, bien sûr, la dune.

Pour le thème by my window, j’ai bien évidemment été embêtée. Impossible de monter en voiture à la dune donc pas de rétroviseur à dispo. Pas de fenêtre non plus puisque pas de construction (et quel bonheur). Alors j’ai utilisé mon téléphone pour chercher le reflet. Je ne l’ai pas allumé, je l’ai vraiment utilisé comme un prisme finalement, et j’ai essayé de chercher la vue sur la dune pour avoir les 2 faces : le côté terre avec les pins en arrière plan et le côté océan avec le reflet dans le téléphone.

Ainsi s’achève ce mois de Regards croisés. Et j’ai adoré, je pense que vous l’aurez compris. Un lieu magique qui m’a vraiment inspirée et donnée envie de creuser sur des thèmes pas évidents normalement. Je sens que ma vision des choses a un peu changé depuis le début de l’année. Que je cherche à créer différemment, à chercher des choses en lien avec certains thèmes. Pour les autres, je continue de creuser… Alors rdv le mois prochain pour la suite de mes idées!

 

Regards Croisés

regards-croises

Cette histoire, ce projet, c’est le nôtre. Tous les mois, on vous partage nos visions des mêmes thèmes sur un lieu à l’identité identique. Ce mois-ci, Emilie vous raconte donc sa vision au bord de la mer, chez elle dans le sud, avec une bouée dorée et son petit d’homme. Et je vous invite à aller le découvrir ici.

Et si vous ne les avez pas encore lus, vous pouvez retrouver tous mes articles des précédents mois de ce projet ici.

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