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Conseil musical pour découvrir ce mariage à la maison des oliviers de Marrakech : “Alabina” de Ishtar (quitte à faire l’article, autant jouer le jeu à fond sur la musique!)

Un lieu magique

Ce lieu, la maison des oliviers de Marrakech, je le connaissais déjà. J’avais eu la chance d’y photographier un mariage il y a 2 ans (vous pouvez d’ailleurs retrouver l’article ici). Je m’étais cependant promise de ne pas faire les mêmes images qu’il y a 2 ans et d’aiguiser mon oeil pour aller chercher autre chose. Ses cours intérieures, sa jolie couleur rose, les cactus, les fleurs colorées. Le dîner qui se prépare par terre sur les poufs pendant la cérémonie du henné. J’avais hâte de retrouver cette ambiance.

Après une petite frayeur le matin en me bloquant le dos (merci aux masseuses du spa qui m’ont soignée rapidement), me voilà donc à redécouvrir cet endroit avec une nouvelle perspective.

Les préparatifs au chant des négafas

Les préparatifs sont toujours un moment un peu à part le jour d’un mariage. Tout le monde s’affaire de son côté, l’agitation commence mais chacun reste à part. Vient l’heure pour moi de monter au spa et de retrouver Niima, la mariée. Dans la tradition marocaine, des négafas sont présentes pour habiller la mariée et ainsi respecter quelques rituels. Certaines invitées viennent choisir la robe qu’elles porteront pour la cérémonie du henné.

Puis arrive le moment suspendu… le 1er chant, je l’entends quand Sanaa, la maman de la mariée, vient saluer sa fille pendant qu’elle se fait maquiller par la superbe Mouna. Ce chant m’emporte instantanément, me dresse les poils et réchauffe mon coeur : c’est celui des négafas. Je suis envoûtée, je les regarde en même temps danser et célébrer le mariage. Les 2-3 premières fois, je ne déclenche même pas mon appareil photo tant je suis transportée et à fond dedans.

Il est temps ensuite de rejoindre le marié et 2 de ses témoins pour quelques photos avant la cérémonie. On profite de l’espace extérieur, du jardin et de la piscine privée de la chambre avec suite. L’endroit parfait pour quelques images.

Et puis Simon le marié s’échappe pour laisser place à Niima pour l’habillage au même endroit. Le lieu est incroyable, un vrai tableau vivant. Ça danse dans tous les sens, ça chante, les négafas prennent des boîtes et des cuillères autour d’elles pour improviser un peu de musique. Elles boivent leur café, et au milieu de tout ça, la vie continue dans ce tumulte dingue avec l’habillage de Niima qui revêtit ses habits de lumière et sa couronne.

Je n’ai même plus de mot à partir de ce moment-là je crois en fait… je suis ébahie, fascinée. En même temps je photographie bien sûr. J’en prends pleins les yeux et je vis surtout l’un des plus beaux moments de ma jeune vie de photographe (accompagnée par mon amie Caro qui était 2nd shooter sur ce mariage avec moi).
Inutile de préciser qu’à un moment donné, je les rejoins pour moi aussi danser et faire de la musique. Je veux prendre part à cette fête dès le début!

La découverte des mariés

Vient le moment de la découverte des futurs mariés. Simon descend, dans son « pyjama » comme il dit (plutôt chic le pyjama!). Les négafas reprennent leurs chants. Lui n’a d’yeux que pour Niima, les autres sont autour mais en même temps pas vraiment je crois. Les 2 ont les yeux remplis d’émotions. Les rires explosent, les moments de douceur aussi. On en profite pour faire quelques photos du couple avant qu’ils ne soient présentés aux invités. L’occasion aussi pour Caro & moi de poser des questions sur les chants, les rituels, et d’en apprendre un peu plus.

Les témoins et la famille arrivent, les découvrent. Il est temps maintenant d’aller voir tous les autres invités. Niima met son voile, la fête peut commencer 🙂

La cérémonie du henné

Pour continuer dans la tradition marocaine, les mariés arrivent dans le patio main dans la main, Niima avec son voile, pour se présenter aux invités. Les négafas continuent évidemment leurs chants envoûtants, la musique se fait entendre. Ils peuvent maintenant s’assoir dans le grand fauteuil pour commencer la cérémonie du henné avec la mariée qui passe en première. 

Après la mariée, n’importe quelle femme peut désormais passer et se faire faire du henné. Au milieu de tout ça, le couscous est servi et chacun(e) s’assoit sur les poufs pour dîner. La fête bat son plein, tout le monde danse et prend part à cette grande célébration orientale. L’ambiance est juste démente à vivre.

Après de nombreuses émotions, pas mal de danses et beaucoup d’images, il est temps pour nous d’aller se coucher pour reprendre des forces pour le mariage du lendemain avec cérémonie laïque (je vous présenterai cette autre journée dans un prochain article).
En les rencontrant quelques mois auparavant, je savais que j’avais vraiment accroché avec ces mariés. Après cette journée extraordinaire à leurs côtés, tout se confirme tant vis-à-vis d’eux qu’avec leurs proches. Je suis en train de vivre quelque chose de tellement fort qu’il est même difficile de poser des mots dessus. Mais j’essaye quand même…
Lieu : la maison des oliviers à Marrakech // Mon incroyable 2nd shooter : Caroline Liabot

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Pour terminer…

Voici les jolis mots de Niima & Simon suite à mon reportage photo pour eux: “Charline est une photographe extraordinaire qui a tout de suite su saisir l’esprit de notre mariage et le retranscrire dans chacune de ses photos. Les instants les plus précieux et les plus belles émotions ont été capturés avec minutie et spontanéité. Son talent de photographe, son énergie et son contact humain ont aussi ravi nos invités, enchantés par sa sympathie, son accessibilité et le résultat final.
Charline, c’est aussi un accompagnement rassurant et très pertinent des préparatifs jusqu’à la découverte des photos. Nous n’oublierons pas non plus les multiples surprises et attentions touchantes qu’elle réserve à ses mariés 🙂
Trois jours de rêves au pays des mille et une nuit transformés avec aisance en souvenirs impérissables à contempler pour toute la vie, nous nous en lasserons jamais !”

Il est difficile de vous faire ressentir et vivre une journée incroyable comme celle-là. Mais j’ai quand même enregistré (pour faire une surprise aux mariés aussi) le fameux chant des négafas. J’avais monté rapidement une vidéo pour essayer de vous faire ressentir ce qui m’a traversé à ce moment précis. Là voici :

 

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