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Conseil musical pour découvrir mon projet Regards Croisés du mois au musée de l’Orangerie à Paris : “Take yours” de Matthew Mole

C’est reparti pour un mois de projet personnel. Wahou, déjà 10 mois de passés, plus que 2 lieux après celui là à vous faire découvrir.

Ce mois-ci, on avait envie d’un lieu culturel avec mon amie Emilie. Pour être franche, on a changé notre lieu, parce qu’à la base on devait se rendre sur les toits (elle de Marrakech et moi de Paris) mais son voyage a été annulé et moi j’ai eu du mal à trouver un spot. Mais je garde cette idée quelque part dans ma tête pour plus tard. Bref, je vous embarque ce mois dans un musée que j’adore et que je vous conseille si vous venez à Paris : le musée de l’Orangerie, qui se situe dans le jardin des Tuileries et qui présente notamment les nymphéas de Monet en très très grand, ce qui donne une dimension incroyable à ces oeuvres.

Et j’ai eu la chance d’être accompagnée par mon amie Marie, son mari et sa fille (qui adooooore ce musée, lucky me!!). L’occasion de re-découvrir ce lieu avec eux et d’avoir des sujets sur mes images.

Se faufiler à travers les gens

Pas facile de photographier un projet photo pour lequel on a des thèmes précis dans un musée plein de monde… Je pensais qu’on serait plutôt tranquille, mais j’avais oublié qu’on était mercredi, que c’était les vacances scolaires etc… Bref, pas idéal. Mais ce n’est pas pour autant que j’ai baissé les bras. Et avec la petite Emma qui à peine arrivée me dit “tu fais une photo de moi?” avec un grand sourire, ça m’a vraiment donné envie de faire les images pour ce projet.

J’ai commencé avec cette photo faceless. Facile me direz-vous (et vous aurez raison) mais qui montre tellement bien l’attention d’Emma à regarder ce tableau. J’adore sa posture, son air concentré qu’on devine presque.

Dans ce musée, vous avez de grands bancs pour vous asseoir et prendre le temps de regarder les peintures. Comme elles sont gigantesques, il n’y en a pas 150 non plus. Difficile donc d’avoir tous les visiteurs assis et seule Emma qui bouge au milieu pour le mouvement. Alors j’accepte l’imperfection de cette image tout en gardant mon idée qui était de voir qu’un enfant court partout, même dans un musée 🙂

Prendre le temps pour moi. De regarder, d’observer. Voir tous les détails, les coups de pinceaux. Créer mon diptyque. Une notion de lignes au milieu de tout ça. Les couleurs qui ressortent.

Emma commence à avoir un peu moins de patience, normal à son âge. Je sens qu’il faut que j’aille vite et que je l’inclus vraiment dans mon projet et mes idées. En arrivant, elle m’a parlé de sa robe qui tourne, alors ni une ni deux, je joue avec sa maman aux robes & jupes qui tournent et créé mon image au format portrait.

Trouver les parades avec Emma

On est en train de perdre son attention on le sent. Il y a beaucoup de monde autour. Pas mal de bruit aussi. Alors on s’amuse à lui faire trouver des reinettes dans les tableaux (imaginaires bien sûr). Encore une fois, l’image n’est pas parfaite mais j’en ressors mon portrait en freelensing. La netteté n’est pas vraiment à l’endroit souhaité, mais plus les mois avancent et plus j’accepte que tout ne soit pas comme je l’imaginais.

On continue de chercher la reinette dans la peinture et j’observe leurs mains qui montrent, cherchent et explorent.

Comme tous les mois ou presque, c’est l’ouverture à F8 qui me pose souci. Que photographier dans ce musée assez vaste et dénué de tout objet qui ait un intérêt? J’essaye quelques trucs mais rien ne me convainc. Et puis Emma joue avec la robe de sa maman, elle veut chercher son petit frère/soeur par-dessous la jupe. Je vois un mouvement qui change de l’ordinaire en le passant à F8. Alors que leurs visages sont nets. Une idée à explorer plus en détail la prochaine fois!

En chemin vers la sortie

Sur le chemin vers la sortie, je vois ces lignes partout et qui créent des ouvertures magnifiques. L’occasion pour une super photo en noir et blanc qui met en valeur l’architecture ce lieu pensé au millimètre pour rendre l’expérience des nymphéas si particulière.

On ne va pas se mentir, cette photo c’est moi qui en ait choisi le réglage, le cadrage etc. Mais c’est mon amie Marie qui a appuyé sur le déclencheur pour l’autoportrait. Impossible avec cette foule de mettre un trépied. Impossible de poser l’appareil au sol ou sur un canapé avec la sécurité. Ce n’est pas non plus l’image que j’avais imaginé (moi je me voyais assise sur ces bancs centraux, seule au milieu des tableaux pour qu’on se rende bien compte de l’espace…impossible vu le monde!). Peu importe, là encore c’est plan B activé!

Je n’avais pas ma photo by my window en allant vers la sortie. Dans ce musée, il n’y a aucune vitre, aucune fenêtre, rien. Jusqu’à…cette oeuvre exposée qui n’a rien à voir avec Monet mais qui se trouve juste à la sortie des nymphéas en ce moment et qui a très bien reflété Emma dans les bras de son papa. Bingo!

Comme chaque mois, ce projet aura été un challenge pour moi. Pousser mes limites, accepter les contraintes de mon environnement. Ne pas faire les images exactes que j’avais en tête. Trouver la motivation d’y aller. C’est à chaque fois un assez gros challenge mais je commence à prendre du recul sur cette aventure. Je commence à entrevoir ce qui me plaît (et ce qui ne me plaît pas), je me rends compte que j’aime ce projet quand je suis accompagnée par quelqu’un à mettre sur mes images. Mais j’avance, mois après mois, et je vois aussi les progrès.

Regards croisés

Depuis le début de l’année, je mène ce projet avec Emilie en parallèle. Tous les mois, on vous partage nos visions des mêmes thèmes avec un lieu en commun dans l’esprit. Je vous laisse découvrir l’article d’Emilie du mois dans son musée aux parfums.

Et si vous ne les avez pas encore lus, vous pouvez retrouver mes articles des précédents mois ici.

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