Comment je suis devenue photographe

Conseil musical pour découvrir cet article où je me dévoile un peu plus en vous expliquant comment je suis devenue photographe : “À nos actes manqués”, de Jean-Jacques Goldman

Retour en arrière

Juin 2012 : je pars en vacances avec une de mes meilleures amies en Égytpe. On passe une semaine incroyable au Club Med entre kitesurf, catamaran, nage avec les dauphins, rires en tout genre et j’en passe. Lors de cette semaine, on rencontre un groupe de Belges d’une soixantaine d’années ultra drôles et je discute beaucoup avec l’un d’entre eux, chef d’entreprise. Je lui explique un peu mon métier actuel (commerciale), ma tristesse chaque matin d’aller travailler là-bas. Il me dit que vu ma nature joyeuse et toujours à fond, c’est un peu dommage. Il ne m’en faudra pas plus, la décision est prise : en rentrant, je file ma démission et je trouve autre chose. Cette décision de quitter un CDI était finalement évidente.

À la suite de ça, je prends la décision de trouver un CDD d’un an dans une grande boîte pour ensuite partir vivre un rêve : tout quitter et partir en tour du monde en solo. J’entends encore Jean-Jacques, quand je lui annonce tout ça, me dire “ah oui toi quand on a une conversation avec toi tu ne fais pas les choses à moitié après, je vais faire attention à nos prochaines discussions” 🤣

En partant pour ce fameux voyage (qui aura duré presque 2 ans au total), je m’achète un appareil semi pro. J’ouvre un compte Instagram. J’adore la photo à l’époque, j’ai envie d’apprendre, je me dis que ce voyage en sera l’occasion. Au fur et à mesure des mois, j’apprends, je pose des questions à des voyageurs photographes que je rencontre. L’un d’eux me dit un jour d’arrêter de shooter en Jpeg, de passer en RAW (sombre mot pour moi à l’époque), parce que j’ai un oeil et qu’il faut que j’en fasse quelque chose. Ni une ni deux, je switche et je continue d’apprendre. À partir de là, mon objectif 50F1.8 avec lequel je suis partie devient mon allié.

En rentrant de tour du monde

Juin 2015, je rentre de mon voyage (qui aura été plus long que prévu). Il faut bien s’imaginer qu’à ce moment-là, je n’ai plus rien : j’ai lâché mon job, mon appart, toutes mes attaches ont changées. Je suis un peu perdue, et en même temps je vois ce moment comme une chance extraordinaire : comme je n’ai plus rien, je n’ai rien à perdre non plus. C’est le moment.

Je me suis laissée quelques semaines le temps d’atterrir dans ma tête (j’avais fait un 1er retour un peu brutal qui s’était soldé par un avion quelques jours après, cette fois-ci j’ai voulu prendre le temps et faire les choses mieux). Et j’ai commencé à frapper à toutes les portes. Mais vraiment toutes.

10 juillet 2016

Après avoir passé plusieurs mois à travailler gratuitement, à avoir testé des photos de famille/couple mais aussi de packshot, sport, d’une école, de commerces en tous genres, de yoga pour un magazine, de déco, et j’en passe, après avoir forcé des portes et pris beaucoup de refus, il est temps de créer ma société. Mon prénom. La photo. Mon entreprise.

Au début, je prends un peu tout ce qui vient, mais je comprends très vite que l’humain va être au coeur de ma démarche. Je photographie des amis, et puis les amis de mes amis, le bouche à oreille commence à se créer. Quand les gens me demandent ce que je photographie, je leur réponds “tout ce que vous voulez, sauf les mariages”.

Comment je suis devenue photographe de mariage

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis… En même temps que je commence à photographier pleins de gens, je regarde une formation sur la photo de mariage, comme ça, par curiosité et apprendre du photographe en question en me disant que je pourrai l’appliquer ailleurs. Et finalement, j’ai le déclic : on peut faire de la photo de mariage comme nous on le voit. Sans cliché, sans pose, au naturel. Un truc s’éveille en moi.

Et vous savez quoi? À la suite de la formation, je commence à avoir 1 demande pour photographier un mariage. Je dis oui, n’étant pas sûre de moi, mais j’y vais quand même. Je m’éclate. Une 2ème demande, puis une 3ème…je me retrouve avec 10 mariages à shooter pour ma première saison en 2017. Et je prends un plaisir DINGUE à le faire. Le mariage, ce que je rejetais au début, est en fait devenu mon coeur de métier.

Je continue de photographier avec un énorme plaisir toutes les séances photo : les familles dans leur quotidien, les couples heureux et déjantés, les beaux portraits de chacun(e) d’entre vous. Plus récemment, j’ai aussi enfin cassé une autre barrière : celle de photographier les femmes qui veulent mettre en avant leur féminité. Et puis je me suis ouverte à faire de la formation et des cours photo pour débutant/amateur après qu’on me l’ait demandé.

Et aujourd’hui alors?

Aujourd’hui, je fête mes 4 bougies en tant que photographe professionnelle. Et je peux dire que j’en suis sacrément heureuse et fière.

La photo aujourd’hui, c’est bien plus qu’un simple métier. Plus qu’une simple passion. C’est une suite logique dans mon histoire, un assemblage parfait. C’est LE métier que j’ai toujours voulu un peu secrètement exercer. Une façon de vous rencontrer, de vous apporter des souvenirs de votre incroyable vie (chaque vie est incroyable!). Une façon de partager avec vous, de rentrer dans vos vies, d’y laisser des souvenirs pour toujours.

Voilà un peu de mon histoire. Comment je suis devenue photographe. Je partais de loin. Rien n’est jamais simple. Certains projets mettent longtemps à émerger. Mais croyez-en mon expérience, ils en valent toujours le coup à la fin!

La suite, je ne la connais pas encore. Je sais que j’ai la bougeotte (géographiquement et dans mes envies), ma pratique de la photo va encore évoluer. J’ai pas mal d’autres envies un peu secrètes qui viendront avec le temps. Et d’ici là, je continue de prendre un plaisir fou à vous photographier chaque jour.

Et pour ceux qui étaient là dès le début, je terminerai par une phrase qui ne m’a jamais quittée et qui résume bien toutes mes pensées :

Vis tes rêves, ne rêve pas ta vie

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